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 " Feu trop violent ne grille pas, il ne fait que cramer" ~ Yoona

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Dayhun Kang
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MessageSujet: " Feu trop violent ne grille pas, il ne fait que cramer" ~ Yoona  Mar 9 Oct - 4:13
" Feu trop violent ne grille pas, il ne fait que cramer."

Je raccrochais violement mon portable. Enfin, aussi violement qu’on peut le faire avec un Smartphone sans bousiller l’écran. Je me retins afin de ne pas lancer l’objet à l’autre bout du vestiaire, parce que je sais faire preuve de retenu et puis j’aime bien mon téléphone, j’ai de beaux selfies avec Sun, ce serait dommage de les perdre à cause d’une bêtise. Heureusement, je me contrôlais plutôt bien en général, je pensais de temps à autre à casser des trucs ou frapper des gens, mais je ne le faisais pas, sauf quand ils dépassaient les bornes… J’avais donc une très forte envi de donner une bonne claque derrière la tête de celle qui venait de m’appeler, parce qu’elle, elle n’arrivait pas à rester tranquille deux minutes sans faire de bêtises!

Évidement, le problème n’était pas qu’elle m’appelle, seulement, j’aurais préféré que ce soit pour aller prendre un café, voir un film ou encore faire un peu de shopping… et pas pour que j’aille la chercher au poste de police!! En même temps, pouvais-je vraiment en être surprise? Yoona avait toujours démontré un penchant pour la violence et une grande l’impulsivité. Elle avait donc encore cogné quelqu’un à ce que j’avais compris… la question était de savoir si elle était à jeun,  saoule ou défoncée… peut-être les deux derniers combinés. Ce qui est triste, c’est qu’elle a déjà faillit mourir d’une overdose au moins une fois, mais ça ne lui a pas servi de leçon… tout comme cet arrestation d’aujourd’hui le lui apprendra rien… Je le sais parce que je l’ai déjà eu comme patiente, mais elle ne s’en souvient sans doute pas. Je n’en ai pas parlé aux autres, même pas à Moon, à cause du secret professionnel. Cependant, il se peut bien que mon frère le sache déjà, car il voulait lui offrir une meilleur vie, alors ça a peut-être un lien avec les mauvaises fréquentations et les dealers… C’était mes conclusions, qui me semblaient plutôt logique.

Je terminais de me changer en grognant. Ça n’avait pas été une journée facile, j’étais épuisée par le transport d’un obèse sur la civière dans les escaliers. Descendre deux étages dans des espaces restreints avait été particulièrement difficile. J’aurais donc voulu aller prendre un bon bain relaxant, mais non! Je devais faire un détour pour aller chercher Yoona au commissariat! Il semblait que les autres membres de la meute étaient dans l’impossibilité d’y aller. L’idée de la laisser dormir là était fort tentante, mais je ne voulais pas qui lui arrive des bricoles ou pire, qu’elle s’attire plus d’ennuis.

Heureusement, je n’eus pas trop de problèmes avec le trafique, au moins ça… par contre pour trouver du stationnement, il fallait presque être prêt à se battre! Je finis par me garer, payer le parcomètre pour finalement entrer dans le commissariat. Je me présentais à l’accueil, déclinant mon identité et celle de Yoona, que je venais chercher. Un agent vint me voir pour m’escorter jusqu’à la jeune louve, qui se trouvait en cellule. J’eus peur un instant d’avoir une caution à payer, mais comme il n’y avait pas de plainte et aucune accusation n’était retenue, elle était donc libre. L’homme ouvrit la porte et je me contentais de croiser les bras en fixant la jeune femme :

-Tu as compris? Tu as de la chance de pouvoir sortir… Tu sais que s’il y avait eu une caution à payer t’aurais du me la rembourser avec les intérêts. Bon, explique-moi ce qu’il s’est passé cette fois… Sérieusement, je pense à t’inscrire à un cours de gestion de la colère. Tu vas finir par avoir de graves ennuis si tu continue comme ça! Ou tu en attireras aux autres!

Je soupirais et lui fit signe de me suivre. Mieux valait qu’on ne parle pas trop là. Il fallait donc qu’elle récupère ses affaires, puis nous serions libres d’avoir une LONGUE discussion sur ses devoirs envers la meute.


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MessageSujet: Re: " Feu trop violent ne grille pas, il ne fait que cramer" ~ Yoona  Mar 16 Oct - 23:22

Feu trop violent
Yoona & Dahyun
The trouble is she’s lazy, the trouble is she drinks, the trouble is she’s crazy, the trouble is she stinks, the trouble is she's growing, the trouble is she's grown. Juvenile delinquency is purely a social disease.

Sans doute une connerie de trop. La tête déchirée, l’arcade défoncée, le nez en sang. Yoona n’ose pas baisser les yeux sur le gant tâché de pourpre qu’elle presse contre son visage. L’humidité des gouttes vermeilles mêlée à la douleur lui en dit déjà trop. Elle a beau tenter d’étouffer le tout sous le contact glacé de sa compresse, rien ne parvient à effacer la présence du sang. Yoona se l’imagine partout, lui invente une odeur, allant jusqu’à deviner son goût au fond de sa gorge. Ça lui donne des vertiges. Une chance que sa cellule possède un banc. Et Dahyun qui va débarquer d’une minute à l’autre. Putain. Le joug de la colère lui, ne la quitte plus. Il lui emprisonne la poitrine, l’empêche de prendre du recul sur les événements. Non, à la place, Yoona continue de ruminer sa rage grandissante.

C'est partie de rien. La rue vide, la nuit qui tombe. Elle, en route vers le métro. Un groupe de nanas bruyantes, débordantes de confiance, portée par l'assurance que le quartier leur appartient. Évidemment qu'elles ont cru trouver en Yoona une personne à chahuter un peu. Évidemment que Yoona a réagi au quart de tour quand les premiers commentaires ont été lancé, depuis le trottoir d'en face. Évidemment, que la petite bande ne s'attendait pas à avoir affaire à une autre habituée du bitume. Le pire, dans cette histoire, c'est qu'elle n'est même pas défoncée. Ce soir, Yoona est sobre. Trop sobre. Qu'est-ce qu'elle ne ferait pas pour pouvoir s'empoisonner le corps et l'esprit en cet instant. Oublier la douleur et l'odeur de pisse. Surtout l'odeur de pisse. « T'as tout ce qu'il te faut, ça va ? » Voilà autre chose. « Ouais. L'éclate. » qu'elle lâche entre ses dents, sans prendre la peine d'accorder un regard à son interlocuteur. Cette voix, elle la connaît : Matthew, un type à peine plus âgé qu'elle, a qui on a filé l'uniforme. Un cliché ambulant un peu trop avenant. « Tu veux que je t'apporte un oreiller ? Un burger ? Mon numéro ? » Sérieux. Il se fout de sa gueule, la jeune femme le sait. Yoona lèverait volontiers les yeux au ciel, si elle n'était pas déjà occupée à fixer une tâche suspecte sur le mur d'en face ; Elle y concentre toute son intention pour oublier la course délirante de ses pensées. « Arrête où je vais porter plainte pour harcèlement. » Elle en est là, à taper la discussion avec un flic. Faut dire qu'elle est une habituée de ce commissariat. Il y en a qui accumule les points fidélités chez Starbucks. Pas elle. Qui sait, peut-être aura-t-elle le droit à une cellule VIP un jour. « Parlant de ça, tu devrais t'estimer heureuse qu'aucune plainte ai été porté contre toi.» Yoona les emmerde. Tous autant qu'ils sont : Matthew, le mec qui lui fait de l'œil dans la cellule d'en face, les connasses responsables de cette merde. Surtout elles. « Normal, ces connes sont tout aussi fautives. » Elle grimace : parler réveille les muscles endoloris de son visage. « Et puis, moi aussi j'aurai honte de porter plainte après une telle raclée. » Cette parole lui arrache un sourire en coin. Nouvelle grimace. Pour les moqueries, il faudra attendre. Si elle a encore le cœur à rire.

Après des minutes aux allures d’éternités, il y a de nouveau du mouvement dans le couloir. Quand Yoona relève la tête, ce n’est pas seulement Matthew qu’elle distingue de l’autre côté des barreaux, mais aussi Dahyun. Rien qu’à voir sa tête, la gamine sait d’avance que la soirée va être super. Pourtant, Yoona s’extirpe immédiatement d’entre ces murs une fois la porte ouverte. Supporter une engueulade vaut mieux que de rester enfermer dans cette pièce… Ou pas.

Car ça y est, ça commence déjà. « T'as compris ? » Les réprimandes, les leçons à deux balles, ce ton qu'elle ne connaît que trop bien chez Dahyun. Compris quoi ? Que se battre, c'était mal ? Qu'on allait encore venir lui taper sur les doigts si par malheur elle recommençait ? Non, sans blague. Merci. Mais pour une fois, Yoona la ferme. Sa lèvre entre ses dents, elle laisse Dahyun parler et accuse les coups, les traits marqués par une arrogante indifférence. Un masque. Plutôt feindre l'apathie que de laisser transparaître les véritables émotions nichées en elle à cet instant précis : la colère, oui, contre les autres et elle-même, mais pas que. Il y a autre chose, noyé dans les tréfonds de sa fureur : la honte. Car elle a honte, Yoona, d'impliquer sa meute dans ses histoires. Sa vie, ses conneries, ses conséquences. Mais trop souvent, la frontière se brouille.« Tu sais que s'il y avait eu une caution à payer t'aurais dû me la rembourser avec les intérêts. » En particulier lorsqu'il est question d'argent. « Je sais. » Se contente-t-elle de marmonner. Au fond de sa gorge, l'amertume se mêle au goût rouillé qui lui envahissait déjà la bouche. « Bon, explique-moi ce qu'il s'est passé cette fois… » Soupire. « Je sortais de chez une pote, des meufs sont venues me chercher la merde, elles m'ont trouvé. » Fin de l'histoire. Yoona n'a pas envie de causer, parce qu'elle n'a pas envie de décharger son énervement. Pas ici, pas sur Dahyun : elle n'y est pour rien. C'est elle le souci, avec son caractère explosif et ses élans de colère. C'est que Yoona préfère se perdre sur les chemins de la violence plutôt que d'affronter ses problèmes, les vrais, ceux qui s'enracinent jusqu'en sa personne. Alors, quand Dahyun lui balance des vérités qu'elle n'a pas envie d'entendre au visage, son fragile semblant de placidité se fissure, des brèches toujours plus béante. À peine la porte de la cellule s'est elle refermée dans son dos que Yoona s'emporte : « C'est bon ! J'étais censée faire quoi, les laisser me cracher dessus ?! » Il est là, le ton qu'elle ne voulait surtout pas utiliser, celui qui imbibe chaque syllabe de violence, transformant ses mots en lames. Yoona n'arrive pas à faire autrement. « C'est peut-être comme ça que ça marche avec toi, mais pas chez moi. » D'une démarche rageuse, elle emboîte le pas à Dahyun pour récupérer ses affaires. C'est Matthew qui les lui tend, son regard brillant d'une lueur espiègle que la jeune femme déteste chez lui. « À la semaine prochaine Yoona, je te garderai ta place au chaud. » C'est plus fort qu'elle. Sans filtre, ses lèvres s'animent avant même que Yoona n'en ait conscience. « Avec un peu de chance tes blagues et ta personnalité seront moins à chier d'ici là. » Marmonne-t-elle. « Quoi ? » Sa réponse est immédiate, elle empiète presque sur celle de Matthew : « Quoi ? » Une légère confusion passe sur le visage du policier. En guise d'explication, la gamine lui lance un sourire qu'elle sait ouvertement hypocrite. Un manège dangereux. Elle joue avec le feu, Yoona le sait. Un mot de travers, et on la renverra derrière les barreaux pour outrage à agent. Une histoire de respect. C'est pas comme si ça l'intéressait. Au contraire, elle meurt d'envie d'en rajouter une couche, de céder aux murmures de son esprit détraqué en repoussant toujours plus les limites de la raison. C'est encore la colère qui parle, un feu sans cesse rallumé, par les autres, et par elle-même.

Elle n’a pas fait trois pas sur le trottoir que Yoona repart de plus belle, animé par la même force, comme si la conversation n’avait jamais été interrompue. L’air frais est loin de la calmer. Hors de question de laisser passer la moindre attaque. « Et qu’est-ce que tu voudrais que j’aille foutre à une thérapie ? Je vais pas payer deux-cent dollars la séance pour me faire dire des trucs que je sais déjà, c’est bon ! J’ai même pas de quoi me payer des nouvelles chaussures. » Non, décidément, elle a pas besoin qu’un type se donnant des faux airs d’ami lui dissèque la cervelle pour découvrir la source de ses problèmes. « Je connais ce genre de jeu et ce type de meufs, c’est juste des petites merdeuses qui avaient rien de mieux à faire de leur soirée. » Et pour cause, pendant des années, Yoona en a côtoyé. Pire, elle en a fait même partie. Parce que trainer et s’inventer des histoires, c’était une manière comme une autre de passer le temps dans le mouroir qu’était son quartier. À peine treize ans qu’elle avait déjà envie de cracher au visage de cette société qui lui avait tourné le dos. « Y en a qu’une que j’ai frappé. Les autres se sont pissées dessus dès qu’on a commencé à se pousser. Ces salopes avaient tout dans les mots et rien dans les poings. » Elle roule du regard, lancé dans sa complainte : « Et puis ce connard de flic qu’ils ont ici aussi… Je suis sûre qu’il m’aurait laissé filer si je l’avais laissé passer ses mains de gros porcs dans mon soutif. » En voilà un autre sur lequel elle aurait aimé écraser ses phalanges. Yoona souffle, tente d’évacuer du mieux qu’elle peut les émotions négatives qui lui pourrissent les pensées. Et ce goût terrible qui ne lui quitte pas les lèvres… « T’as pas de l’eau par hasard ? »


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Dernière édition par Yoona Seonwoo le Ven 2 Nov - 22:10, édité 1 fois
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Dayhun Kang
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MessageSujet: Re: " Feu trop violent ne grille pas, il ne fait que cramer" ~ Yoona  Lun 22 Oct - 4:52
" Feu trop violent ne grille pas, il ne fait que cramer."

Au départ, Yoona était plutôt silencieuse. Elle savait que je n’étais pas contente… En même temps, qui aurait été joyeux de devoir la chercher au poste? C’était du temps perdu, sans parler que si elle était là, c’était parce qu’elle avait fait un truc mal. Au moins, elle ne s’était pas transformée, ce qui était surement un des rares points positifs. Évidement, j’étais tout de même soulagée qu’elle n’ait rien de grave. J’avais peut-être un peu de difficulté avec son caractère de merde, mais je ne lui voulais pas du mal pour autant. La jeune femme faisait partie de ma meute, donc elle était de la famille, alors je devais la protéger… même si ça signifiait la protéger d’elle-même.

Elle m’expliqua ensuite ce qui s’était passé. Alors qu’elle parlait, je m’aperçu qu’elle était à jeun. Je pouvais le voir dans ses gestes, son regard, mais surtout sa façon de s’exprimer. Tout était vif et clair. Même si Yoona se pensait bien discrète, il n’était jamais difficile de s’apercevoir si elle avait pris quelque chose. Bon, peut-être que ça venait de mon expérience d’ambulancière, ou simplement parce que je la connaissais de mieux en mieux. Si elle était chez elle, en sécurité, il nous arrivait de lui laisser croire que nous nous étions aperçus de rien… Je n’en suis pas fière, mais parfois, c’est dur de devoir faire la morale tout le temps. C’est pour le bien des louveteaux, mais c’est épuisant à un moment.

Quand j’entendis enfin ce qui s’était passé, ça me fit penser à des idioties d’adolescentes. Je ne pu me retenir de soupirer, le regard plein de reproches. Lorsqu’elle reprit, mon ton fut sec et la réponse ne se fit pas attendre.

-Oui. Tu les laisse parler et tu continu ton chemin. Tu regarde devant et tu marche sans t’arrêter et ça permet de ne pas finir au poste ou à l’hôpital.

Lorsqu’elle récupéra ses affaires, je pu entendre le commentaire du policier. C’était déplacé et condescendant. Je me retrouvais piqué au vif même si ce n’était pas à moi qu’il s’adressait. Cette fois je ne pouvais pas réprimander Yoona. Cet homme en position de force n’avait pas à parler comme ça… même s’il n’avait peut-être pas tord de croire que la jeune femme serait bientôt de retour derrière les barreaux, il n’avait pas le droit de s’exprimer ainsi. Je profitais de la légère confusion de l’agent face au manège de ma protégée pour lui lancer :

-Dites, c’est où pour les plaintes? Parce que la prochaine fois que je vous entends parler comme ça, j’irais y faire un tour… Un peu de professionnalisme bon sang!

Une fois à l’extérieur, la jeune femme commença à déverser un flot de paroles sur moi. Yoona, c’était un feu prêt à tout consumer sur son passage et moi j’étais celle qui essayait de l’éteindre ou du moins de l’apaiser un peu sans savoir si ce que je lui lançais était de l’huile ou de l’eau. Chacune de mes paroles pouvait soit aider, soit déclencher une crise plus forte. Quand elle était dans ce genre d’état, c’était bien difficile de rester calme et ne pas m’enflammer à mon tour. On sait tous que combattre le feu par le feu, c’est une belle expression, mais qu’en réalité c’est une terrible idée… C’est pourquoi je tentais de garder un semblant de calme.

-Il y a des groupes de soutien qui sont gratuit! Tu pourrais au moins prendre la peine de te renseigner au lieu de faire la gamine. Justement, voilà pourquoi ça ne vaut pas la peine de s’occuper de ce genre de personnes! Combien de fois il faudra que je te répète que tu dois être plus intelligente que ce genre de peste? Et toi, tu n’avais pas mieux à faire que de te retrouver au poste? Arrête de perdre ton temps avec la vermine!

Je soupirai…J’aimerais tellement qu’elle voit son potentiel. Je ne lui demande pas la perfection, juste de ne pas se battre pour si peu, de garder ses forces pour ce qui est important…  Elle parla alors plus en détail de la bagarre.

-Tu vois, la preuve que ça n’en valait pas la peine… Tu aurais pu juste les envoyer balader et continuer ta route… Tu connais l’expression « Choisir ses batailles »? Je pense que ce n’est pas que choisir les combats qu’on peut gagner, c’est aussi de décider de ne pas se battre quand ça n’en vaut pas la peine… et ces filles n’en valaient pas la peine. Oh et si ce policier redis des choses du genre, on portera plainte, je suis sérieuse. Il est supposé être là pour protéger et servir, pas pour profiter et emmerder…

Je me retiens de lui dire qu’elle avait le droit de lui casser la gueule s’il la touchait, mais je ne pensais pas qu’elle ait besoin de mon accord pour ça… Et puis comme j’étais amenée à travailler avec les policiers, je ne pouvais pas vraiment encourager la violence à leur égard… enfin, pas devant le poste.

-Il me reste un d’eau dans ma bouteille.

Déverrouillant les portières de la voiture, je sortis la bouteille de mon sac à dos qui était posé sur le siège arrière afin de la tendre à Yoona. Je m’installai au volant, attendant qu’elle prenne place à côté avant de démarrer et quitter. Pour ce que nous avions à discuter, mieux valait ne pas rester là avec tout les curieux qui trainaient. Un silence s’installa un moment, jusqu’à ce que je le brise quelques rues plus loin.

-Yoona, tu te rends compte que le problème, ce n’est pas que cette situation? Certes, je ne suis pas contente que tu te sois encore fait arrêter, mais il y a un danger plus grand que finir derrière les barreaux. Nous sommes des loups, nous devons faire attention afin de ne pas nous faire repérer. Je te le redis parce que tu sais bien que tu as la transformation facile. Si tu te transforme en pleine rue, tu risque de te faire tirer dessus et puis ça attirerait l’attention des chasseurs… et pas que sur toi, sur toute la meute. Tu sais, la meute est là pour toi, mais en échange, tu dois protéger la meute. Et ça commence par protéger le secret et éviter d’attirer l’attention.

Est-ce qu’elle m’écoutait? Ou ça tombait dans l’oreille d’une sourde? Je voulais la faire réfléchir, qu’elle comprenne tous les dangers que ses colères pouvaient amener. Peut-être que si elle prenait pleinement conscience du problème, nous pourrions ensuite travailler à une solution. Je gardais un peu le silence, espérant qu’elle en profite pour réfléchir. Je venais de lui faire un monologue, si je voulais une conversation, je devais la laisser s’exprimer un peu. Je ne voulais pas être considérée comme une despote, alors je devais laisser les louveteaux s’exprimer. Je n’étais pas parfaite, loin de là, mais j’essayais d’être la meilleure bêta possible.



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MessageSujet: Re: " Feu trop violent ne grille pas, il ne fait que cramer" ~ Yoona  Sam 24 Nov - 14:24

Feu trop violent
Yoona & Dahyun
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Elle soupire longuement en écoutant Dahyun. Insolence à peine dissimulée. Cette discussion la fait chier, et Yoona ne le cache pas. Ses pas traînent sur le bitume tandis que son regard s'échappe de l'autre côté de la rue pour se perdre dans des détails inutiles. Une lumière trop criarde. Un gobelet de chez Mc Donald, écrasé sur la route. Des passants. Mais ses pensées, elles, sont pourtant bien ici, incapable de fuir complètement la conversation, sans cesse harponnée par les paroles de Dahyun. Yoona se pince les lèvres. Tout ça lui donne mal au crâne : il y a ce tambour qui lui cogne contre la poitrine et la tempe, Yoona en devine les pauses et crescendos. Ce même rythme infernal la tient éveillé la nuit. La blonde tente de l'oublier en noyant le tout sous une rasade d'eau. La rouille est tenace, incrustée à la paroi même de sa bouche, mais une nouvelle gorgée parvient à noyer ce goût terrible. « Merci. » Dit-elle devant la voiture. Dans la vitre de la fenêtre, son reflet la dévisage. Elle a vraiment une sale gueule. La faute a la baston, à la fatigue, mais surtout au manque. Les trois sont liés : elle se bat parce qu'elle est fatiguée, elle est fatiguée car son corps est en état de manque. Un cocktail dangereux. Yoona a beau se retenir autant qu'elle le peut, elle finit par exploser, telle une bombe à retardement. « T'as raison, j'ai perdu mon temps. J’avais prévu d’aller foutre le feu à la Trump Tower, d’assister à un rituel satanique et éventuellement de reprendre ma vie en main. » Qu’elle lance avec plusieurs minutes de retard, son visage vidé de toute expression. Le sarcasme : une arme comme une autre, doublée d’un excellent bouclier. Yoona en use et en abuse. Car Dahyun n’a pas besoin de savoir ce qu’elle avait vraiment prévu ce soir. Ça ne regarde qu’elle. D’un mouvement brusque, Yoona monte en voiture et claque la porte derrière elle. Avec un peu de chance, Dahyun est venue à bout de sa leçon. « Yoona, tu te rends compte que le problème, ce n’est pas que cette situation ? » Ou pas.

Et c'est reparti. Nouveau soupire. Ça aussi, ça n'arrête pas. Trop lourde, sa tête douloureuse se pose négligemment sur la vitre. Les lumières défilent au-dessus d'elle, une ambiance nocturne et citadine que Yoona ne connaît que trop bien. Avec la même nonchalance, elle laisse ses prunelles glisser avec le paysage, sous ces lampadaires qui ont toujours éclairé sa vie. Elle pourrait presque oublier la présence de Dahyun, si cette dernière se décidait à abrégé son cours. « Si tu te transformes en pleine rue, tu risques de te faire tirer dessus et puis ça attirerait l'attention des chasseurs… » Soupire numéro trois-cent-quarante-six. « Au moins ça réglerait vite fait mes problèmes si un chasseur pouvait me descendre. » La phrase est balancée dans la négligence la plus totale, mais Yoona n'en pense pas moins. Entendre parler des responsabilités la rattachant au monde obscure, c'est bien la dernière chose dont elle a envie. Ça n'empêche pas Dahyun de continuer.

« Et ça commence par protéger le secret et éviter d'attirer l'attention. » Blah blah blah. C'est bon, elle connaît la leçon. « Et alors, tu crois qu'un groupe de soutien va y changer quelque chose ?! » S'emporte-t-elle. Qu'est-ce que Dahyun s'imagine ? Qu'une thérapie balayera tous ses problèmes à coup de partages et de maximes magiques ? Dans ses mains, le plastique de la bouteille vide se tord dans un craquement d'agonie. Elle réfute cette solution sans même la prendre au sérieux. Non, elle n'y croit pas, et ces conneries ne font que nourrir son agacement. « Envoie-moi aux Alcooliques Anonymes tant que t'y es. Ou mieux encore ! Pourquoi pas un centre de désintox' hein ? » Yoona ricane, sa voix se réchauffe pour monter dans des aigus débordant d'un enthousiasme hypocrite : « [color=#a22052Ah non, mince alors, c'est vrai, même si je voulais y aller je pourrai pas tenir un mois là-bas sans que ce putain de loup ne me fasse exploser au visage de tout le monde. [/color]» Le ton de sa voix chute. Souvent, elle y songe. Quand ses insomnies la condamnent à un tête-à-tête impitoyable avec ses pensées, elle se demande à quoi ressemblerait l'avenir si, pour une fois, elle tentait de combattre les besoins de son corps détraqué ; Si elle décidait de faire un doigt au destin. Parfois, elle a la folie de se dire qu'elle pourrait y arriver, pas pour elle, mais pour les autres. Et puis la réalité la rattrape. Son loup la rattrape. Elle ne peut pas l'ignorer éternellement, après tout, lui aussi est coincé dans les filets de son addiction.

« J'ai pas envie d'aller parler de moi à des inconnus. » Continue-t-elle, le ton crachant. « Et j'ai encore moins envie d'aller écouter des gens parler de leur vie de merde, j'ai déjà assez donné. » C'est qu'avec sa mère, elle a au moins une dizaine d'années d'expérience derrière elle. Combien de fois Yoona avait-elle prêté une oreille trop jeune et attentive à ses problèmes d'alcoolique ? À l'époque, la gamine qu'elle été trouvait ça normal d'écouter les déboires et confessions de sa génitrice, aussi normal que de déposer un paquet de doliprane sur sa table de chevet tous les matins ou que d'éponger un reste de vomi dans le salon. Un instant, ses souvenirs la perdent, loin. Une sacrée épave, sa mère. Maintenant qu'elle est partie, y a-t-il quelqu'un pour s'occuper de son verre d'eau matinale ? Pas sûr. À cette idée, ses traits se durcissent et son cœur se serre. Yoona n'aime pas songer au passé. C'est trop facile de s'y perdre, et putain ce n'est pas ce dont elle a besoin maintenant. Elle secoue la tête : « Je sais même pas pourquoi on parle de ça, c'est toujours la même chose. » Mêmes discussions : aucune solution. La drôlesse est trop enlisée dans son entêtement, dans ses problèmes. Ça lui ferme toutes les issues. « Tu sais, ça me fais pas particulièrement plaisir de vous mêler à mes histoires, je me suis toujours démerdé seule avec mes conneries, j'ai jamais voulu de tout… Ça. » Le loup, la meute, toutes ces histoires de monde obscur… Yoona s'en serait bien passé.

Des emmerdes en plus. « Je suis peut-être une petite conne égoïste, mais si c'est le prix pour faire chier personne, alors j'en ai rien à foutre. » Yoona ment. Évidemment qu'elle s'en souci, que les regards chargés de colères et de déceptions lui marquent le cœur. Elle en chialerait. Dans un sursaut, Yoona saisit sa tête entre ses mains, ses coudes posés sur ses genoux tremblant. Putain, ce qu'elle déteste ça. Voir ses pensées en face, voir la vie en face, sous toutes ses hideuses réalités. Réalité qui la rattrape encore et toujours, elle fait germer toute sorte d'idée dans ses esprits, lui rappelle à quel point son corps est affamé. Et ce mal de crâne… Elle souffle. « T'en as parlé à Moonbin…? » Elle espère que non. Lui aussi, n'a pas besoin de savoir. Yoona cultive ses secrets, elle l'a toujours fait. Avant, par crainte de se faire cogner. Maintenant, par crainte de décevoir. « Parce que… Si je t'ai appelé toi, c'est que je voulais pas l'appeler lui. Ni les autres d'ailleurs. » Yoona ne s'explique pas ce choix. Peut-être parce qu'elle ne craint plus les jugements de Dahyun autant qu'elle craint ceux de Moonbin ou Chandler. Peut-être parce qu'elle a confiance en son silence. Ou bien, peut-être s'agit-il d'autre chose, une raison obscure enfouie dans son inconscient. Yoona n'en sait rien. Ce qu'elle sait en revanche, c'est qu'elle ne supporte plus ce trajet en voiture. Dans un soupir, elle se redresse. « Attends. » Qu'elle lâche brusquement. De l'autre côté de la rue : un tabac. Yoona ne le lâche pas des yeux, laisse les lumières de son enseigne s'imprimer sur sa rétine. Ce coin, elle le connaît. Elle a déjà foulé ces trottoirs, arpentés ces ruelles, celles qui serpentent entre les immeubles, à l'abri des jugements. Pas loin, il y a la ligne 4. « Arrête-toi, je dois aller m'acheter des clopes. » Sa voix sonne plus rauque qu'elle ne l'aurait cru. Peu importe. « Je serai pas longue. » Promet-elle, première parade contre d'éventuels soupçons. « S'il te plaît… En plus j'ai besoin de prendre l'air. » Et à peine la voiture ralentit-elle que Yoona ouvre la portière pour s'extirper du véhicule, son sac à la main. Le soir d'automne lui tombe dessus, Yoona en savoure quelques instants la fraîcheur à coup d'inspiration profonde. Ça ne suffit pas à anesthésier ses esprits. Alors, d'un pas décidé, elle marche jusqu'à la boutique, pousse la porte, saisit un paquet de mentos et se plante devant la caisse. « Ça fera $1.57. » Les pièces sonnent sur le comptoir, l'une d'entre elle menace de rouler à ses pieds, mais Yoona n'y fait pas attention. Son regard est porté vers l'extérieur. La voiture n'est plus là, sûrement garée non loin. C'est sa chance. Car ce n'était pas de tabac dont elle avait besoin, mais d'une diversion. Quelques minutes pour s'éclipser. Et tandis qu'elle le magasin pour s'évaporer dans la nuit, un remord la saisie. Elle a encore la bouteille de Dahyun dans ses mains. Ou du moins, ce qu'il en reste. Le plastique se tord à nouveau entre ses mains. L'espace d'un instant, elle hésite. Non, elle ne peut pas planter Dahyun là, elle ne mérite pas ça, pas après être venue la chercher au commissariat. Mais très vite, la raison flanche face aux appels de son corps : elle se laisse convaincre par de douteuses excuses. C'est l'histoire d'une demie-heure. Une heure à tout casser. Elle n'aura pas le temps de réaliser. Oui. Ces pensées-là lui allègent le cœur, assez pour couper court à ses doutes et la pousser à s'engager dans une ruelle. Yoona veut simplement aller mieux, se sentir mieux.

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Dayhun Kang
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MessageSujet: Re: " Feu trop violent ne grille pas, il ne fait que cramer" ~ Yoona  Mar 11 Déc - 18:09
" Feu trop violent ne grille pas, il ne fait que cramer."

Je n’avais évidement pas répondu aux imbécilités de Yoona. Bien que je n’avais pas de difficultés à l’imaginer foutre le feu, elle ne faisait pas de rituels sataniques. Reprendre sa vie en mains serait pourtant une bonne chose, mais elle était trop énervée pour y penser sérieusement. Elle essayait sans doute de me provoquer. Il fallait choisir ses combats et répondre à cette réplique n’en valait pas la peine. J’avais déjà tant de choses à dire, sans que je ne commence à m’attarder sur les détails. Pourtant, j’aurais bien souhaité que la jeune louve ait un mode de vie plus sain. Sans viser la perfection, juste diminuer sa consommation serait un bon début. Il m’arrivait trop souvent de m’imaginer recevoir un coup de fil pour m’annoncer qu’elle avait été retrouvée dans un fossé suite à une overdose…

Yoona avait beau soupirer, je n’allais pas arrêter mon discours. J’avais des choses à dire et je n’allais pas les garder pour moi! C’était important de partager se qu’on ressent, sinon ça nous pourri l’esprit. Et puis, c’était ma responsabilité de voir au bien de la meute et de ses membres. Sa remarque sur les chasseurs me rendit triste. Comment peut-on ne pas vouloir vivre? Surtout qu’avec un peu de contrôle, le loup peut sortir d’une fois par mois et ne pas nous importuner le reste du temps, dormant bien profondément… bon dans le cas de la jeune femme, la bête n’était jamais loin… cette fois, ce fut moi qui soupirai face à son manque de bonne volonté.

-Dans les centres, il y a possibilité d’avoir droit à des sorties, donc de t’absenter la nuit de pleine lune… Tu fais preuve d’un tel manque de volonté que tu n’essai même pas de te renseigner! Tu n’es pas obligé d’écouter les autres, mais peut-être qu’échanger te ferais du bien et que tu arrêterais de te prendre pour la seule victime de l’histoire. Tu es tellement bornée que si j’avais un sous sol, je t’y enfermerais jusqu’à ce que tu arrête tes conneries.

Je serrais un peu les dents lorsqu’elle dis ne pas vouloir de tout ça. Certes, je ne voulais pas être cette bête au départ, surtout que c’était arrivé le même soir que mon petit frère avait été tué, mais j’avais appris à vivre avec. Ce n’était pas toujours facile, mais j’y arrivais, nous y arrivions tous.

-On ne revient pas en arrière, il faut vivre avec le loup, c’est plus simple une fois qu’on l’accepte. Il faut faire des sacrifices, mais c’est possible. Ce n’est pas facile, je suis moi-même triste certain jours d’avoir du abandonné la médecine, mais je pense que je me débrouille pas mal vu la situation.

Je voulais par cette confession démontrer que nous étions tous des victimes de nos loups. Ils nous avaient tous fait du mal à un moment. Si seulement je pouvais lui ouvrir les yeux afin qu’elle comprenne que nous avions tous des problèmes et que le but de la meute était d’être là les uns pour les autres? Peut-être que faudrait que quelqu’un d’autre lui parle? C’est alors que Yoona mentionna Moonbin.

-Non, je ne lui ai rien dit. Peut-être que je devrais vu comment garder le silence ne semble pas du tout améliorer les choses.

Je disais plus cela pour voir sa réaction, pour analyser pourquoi elle m’avait appelé moi et pas les autres alors qu’elle ne semblait pas du tout réceptive à ce que j’avais à dire. Soudain, la jeune femme me demanda d’arrêter pour aller s’acheter des cigarettes. Bien que je n’en avais pas envi, je finis par céder, ralentissant pour trouver un endroit où me garer. Je lâche un juron en voyant Yoona descendre alors que la voiture est encore en mouvement. J’arrêtai finalement la voiture et en sortis à mon tour. Je savais bien que j’aurais pu rester assise derrière le volant à écouter de la musique, mais mon instinct me disait de ne pas attendre là.

Je vis la louve ressortir du commerce, mais elle ne semblait pas revenir vers la voiture. Elle voulait se faire la malle?! Je n’allais pas la regarder filer sans rien dire. J’étais allé la chercher au poste, ce n’était pas pour qu’elle me plante là. J’étais responsable d’elle jusqu’à ce qu’elle soit rentrée.  

-Tu crois aller où comme ça? Tu reviens poser ton cul sur le siège, immédiatement. Tu pourrais au moins m’éviter tes mensonges.

J’étais très en colère qu’elle ait voulu me planter là pour surement aller s’acheter de la drogue ou une merde du genre. Je la sors du commissariat, ce qui était déjà agaçant en soit et maintenant elle voulait me faire poiroter comme une imbécile? C’était un total manque de respect à mes yeux. J’avais bien envi de lui mettre une bonne claque, mais je me retenais. Je ne voulais pas faire quelque chose que je regretterais… surtout après tout ce que je lui avais dit, que la violence ne réglait rien, je n’allais pas lui démontrer le contraire… quoique ce serait plus une correction… bon, c’est jouer sur les mots, j’avoue.

-J’ai pris du temps pour passer te chercher et c’est comme ça que tu me remercie? Oh et tais toi, je ne veux pas entendre que tu peux te débrouiller seule, parce que si c’était le cas on n’aurait pas à venir te chercher au poste à tout les mois pour tes conneries. Quand tu sauras te tenir je te laisserais faire ce que tu veux. Tu veux faire la gamine et fuguer, alors je vais te traiter comme une gamine. Remonte en voiture.

Je n’avais pas hurlé, pas besoin car mon ton était chargé d’une colère sourde et menaçante qui démontrait mon irritation. Je sais me montrer patiente, mais Yoona arrivait à la limite de cette fameuse patience. Peut-être qu’un autre jour ça aurait été plus long, mais j’avais ma journée dans le corps. Je ne pouvais peut-être pas l’empêcher de se droguer, mais je ferais tout pour l’aider car c’était mon devoir. De plus je ne pouvais pas m’empêcher de m’inquiéter pour elle, mais aussi pour son entourage. J’avais parfois peur qu’elle entraine Sun-Hee dans ses problèmes, l’oméga pouvait se montrer si influençable et naïve…

J’attendis les bras croisés sur la poitrine qu’elle se bouge, la dévisageant d’un regard noir.

-Allez, j’ai pas que ça à faire. Moonbin voulait que je fasse une inspection rapide de votre appart, aussi bien que je le fasse aujourd’hui…

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